Assez d'accord avec les moyennes de taux de réponse évoquées par ici.
Sans doute la faute à pas de chance, mais je constate également que la plupart des transactions problématiques surviennent suite à des rachats via démarchage spontanés (vendeurs indécis voire instables qui se désistent en fin de course après avoir parlé avec leur femme ou effectué des recherches poussées)
Personnellement, j'essaye de considérer la question sous l'angle purement statistique. Je vois ça comme une partie de pêche en mer : peu de touches et en cas de touche, difficile de ferrer car bestioles généralement peu dociles au bout de la ligne.
J'imagine que c'est le revers de la médaille en matière d'éducation du marché. On voudrait que les end user soient plus sensibles à la question de l'intérêt des noms de domaine génériques, mais les efforts de sensibilisation de ceux qui en font (volontairement ou non) ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd du côté des cédants potentiels. On n'est plus en 2002.
Ça n'a l'air de rien comme ça, mais c'est une problématique cruciale pour l'investisseur actif qui cherche à acheter (au moins) autant qu'à vendre. Pour schématiser, il y a 3 tuyaux d'approvisionnements principaux :
- enregistrements
- snaps
- rachats sur le second marché
On connaît bien la problématique du premier tuyaux : de moins en mois de noms disponibles au fur et à mesure qu'on élève la barre de la qualité. Concurrence forte. Combinaison des phénomène "ticket de loterie" et "charges élevées" (coûts d'immobilisation d'actifs la plupart du temps à 0 rendement)
Le second tuyau souffre également de l'évolution des mentalités et de l'accroissement de la concurrence. On peut facilement se retrouver à surpayer des noms de domaine sous la pression des autres acheteurs ou par égo. Sans compter qu'on est tributaire des inventaires et sous la menace du danger de prendre pour prendre (je ne peux pas rentrer bredouille tous les jours, il faut que je ramène du gibier).
L'avantage du 3ème tuyau, c'est que c'est l'acheteur qui a la main en termes de sélection de domaines "candidats". A lui de définir ses cibles, il n'y a pas de phénomène de dépendance à des listes. C'est un canal d’approvisionnement idéal pour celui qui sait ce qu'il veut. Malheureusement, les coups dans l'eau sont monnaie courante et il semblerait que là aussi, les effets de la concurrence (d'autres acheteurs initiés sont passés par là avant, mettant la puce à l'oreille du vendeur) réduisent les chances de succès.
On parle souvent de la difficulté de vendre décemment ses noms de domaine, mais je trouve que la difficulté de se constituer un portefeuille décent est au moins aussi grande sinon plus.
Bonne pêche/chasse à tous, selon

!