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Ancien 13/04/2008, 17h31
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Exclamation Les erreurs les plus fréquentes dans le domaining

Les erreurs les plus fréquentes dans le domaining

Peut-on encore gagner de l'argent avec les noms de domaine en 2008 ?
La réponse est oui, mais le domaining n'est pas un plan "argent facile". Ceux qui se lancent avec cette idée en tête s'exposent à des désillusions et quitteront le business aussi rapidement qu'ils sont entrés.

Voici quelques erreurs parmi les plus courantes.


Frénésie de l'enregistrement

Très souvent, les nouveaux venus sont emportés par la frénésie de l'enregistrement.
Ils réalisent qu'ils arrivent bien tard sur le marché et que les meilleurs noms sont enregistrés depuis longtemps. Du coup, ils se lancent dans une débauche d'enregistrement de noms pour tenter de compenser leur retard. C'est une erreur.
La qualité est toujours préférable à la quantité.


Choix de l'extension

On s'en tiendra de préférence aux extensions-phare telles que .com ou les ccTLDs développés (.de, .co.uk, .nl, .es, .fr etc).
Des extensions comme .net et .org ou .info sont aussi de bonnes extensions, néanmoins elles sont souvent un second choix lorsque .com n'est pas disponible.

Les extensions nationales européennes et dans une certaine mesure, asiatiques et latino-américaines valent qu'on s'y intéresse, à condition de bien cibler. On préférera des mots-clef dans les langues locales.
Certaines extensions sont plus liquides que d'autres. Si vous investissez dans des extensions émergentes, il faut envisager de les conserver pendant plusieurs années en attendant une valorisation.

De même on évitera les extensions exotiques telles que .cc .vg ou .ms, du moins à des fins d'investissement.
Le marché local est virtuellement inexistant pour ces extensions et elles constituent au mieux des vanity items, des gadgets.
Le fait que sms.vg se soit vendu pour $1000 par exemple ne signifie pas qu'il y ait une demande forte. Ces ventes constituent des rares exceptions.

Les domain hacks (exemple: portabl.es) sont à éviter également. On peut certes les utiliser pour développer dessus – après tout n'importe quel nom convient pour du développement. Mais les ventes de domain hacks sont rarissimes. Les hacks se prêtent mal à un usage commercial "sérieux". De plus, il n'y a aucune pénurie pour ce genre de noms.


Recherche insuffisante

Bon nombre de novices s'aventurent en enregistrant des noms de manière plutôt aléatoire (register & pray), sans mesurer le potentiel objectif des noms au préalable.

Un exemple d'amateurisme maintes fois observé:
Lorsque des nouvelles extensions comme .mobi ou .asia sont introduites sur le marché, beaucoup de novices négligent les mots génériques ou les acronymes pour enregistrer des noms composés avec deux ou trois mots et des tirets… qui la plupart du temps ne se vendraient pas en .com.
Ironie suprême: le nom est parfois encore disponible en .com…
Si l'intérêt de certaines nouvelles extensions est discutable, il y a néanmoins des opportunités spéculatives, et la possibilité de réaliser un gain financier.
Encore faut-il réfléchir avant d'agir !


Attentes irréalistes

Les domainers même chevronnés ont souvent des attentes irréalistes quant au prix qu'ils peuvent retirer de leurs noms.
Est-il raisonnable de demander €10000 pour un nom quelconque enregistré il y a moins d'un an et qui n'a pas de qualités intrinsèques particulières ? Certes, chacun est libre de demander ce qu'il veut. Mais si l'objectif visé est la vente à des utilisateurs finaux, la pratique de prix raisonnables est un must.
Ne placez pas la barre trop haut au risque de vous couper de votre clientèle potentielle. Les utilisateurs finaux ne sont pas tous idiots.

A moins d'être extrêmement motivé par un nom bien particulier, et d'avoir les moyens financiers, un client potentiel a tout intérêt à enregistrer un nom de qualité similaire disponible pour $10, plutôt que de verser un montant exagéré. C'est d'ailleurs ce qu'ils font en général.
Si vous visez les utilisateurs finaux, il faut vous mettre à leur place et comprendre leur point de vue. En étant à leur place, donneriez-vous le prix que vous demandez pour vos noms de domaines ?


Cash flow

Le domaining est un hobby pour certains mais aussi un business à part entière.
Avoir un business plan n'est donc pas superflu pour éviter des déconvenues financières.

Un exemple simple pour illustrer la situation:
Avec une mise de départ de $800 on peut enregistrer 100 nouveaux noms de domaines. Le renouvellement de ces 100 noms coûtera $800 par an (et même un peu plus car Verisign augmente les prix). Il faut donc pouvoir dégager au moins $800/an pour atteindre l'équilibre financier, avant même de réaliser un bénéfice.

Or, sauf heureux hasard, un nom fraîchement enregistré et sans historique n'aura que peu de trafic spontané. Le revenu PPC sera donc quasi nul et ne permettra pas d'amortir les frais engagés.
Il reste deux possibilités:
  • vendre quelques noms
  • développement

On le voit, le risque est grand de se retrouver rapidement avec un portefeuille de noms qui ne rapportent pas d'argent et représentent un "poids mort".
En vendant deux ou trois noms par an, on peut amortir les frais et déjà réaliser un petit bénéfice. Encore faut-il que les noms soient d'une qualité suffisante pour être vendus, cela ne va malheureusement pas de soi.

Une stratégie possible est d'investir dans l'achat de noms avec du trafic qui génèrent du revenu PPC, ou des noms génériques qui peuvent facilement être revendus avec un bénéfice (même à un autre domainer). Quelques noms judicieusement choisis peuvent subventionner ceux moins rentables, et équilibrer le portefeuille.
Si votre portefeuille se rentabilise de lui-même par le parking, les ventes ou le développement, vous êtes sur la bonne voie. A partir de ce stade vous avez atteint l'équilibre financier et chaque vente constituera un bénéfice net.

Il ne faut pas négliger le second marché et les noms expirés. On trouve encore des noms expirés de qualité à des prix modiques.


Qualité des noms

C'est probablement le point le plus critique. Les domainers, surtout les novices, ont une propension à enregistrer des noms de qualité très médiocre. Disons-le nettement: des noms inutilisables et invendables.
NB: certains noms sont des exemples réels tirés des forums.
  • inutilisables: decongests.com, stupefie,com, thesmurfmovie.com, fslut.com. Qu'est-ce que ça signifie et que peut-on faire avec concrètement ?
  • connotation négative: mycrappyholidays.com, uglyrelationship.com. Quel genre de business voudrait de noms pareils ?
  • pseudo-brandable: exemples: yrhatt.com, qupra.com, fexzo.com, quyro.com, ratyi.com (boiteux ou à peine prononçable…)
  • marques déposées ou dérivés: certains typos de marques déposées peuvent générer du trafic et du revenu mais ce n'est pas sans risque (légal). Mais bien souvent on voit les novices enregistrer des noms tels que microsoft-gooooooogle.com ou disneychannel.ms.
    De tels noms n'ont aucun trafic naturel monétisable et n'attireront que des ennuis. On ne peut évidemment pas développer sur des noms pareils. Une seule solution: s'en débarrasser.

Pour du développement un nom moyen voire médiocre peut faire l'affaire. Mais dans un objectif de vente à un utilisateur final il faut être beaucoup plus sélectif. C'est la loi de l'offre et de la demande qui s'exerce, et le marché demande la qualité.

Qu'est ce qui fait qu'un nom est de qualité ?
La question est vaste. Néanmoins on peut dégager quelques éléments de réponse.

Pour une entreprise un nom de domaine est une carte de visite. Un nom de domaine de qualité devrait donc inspirer le respect et avoir certaines qualités:
  • extension adéquate: pour le marché français on se tournera de préférence vers .com ou .fr, à moins qu'une autre extension comme .org ne corresponde précisément à l'utilisation souhaitée.
  • descriptif: à défaut de posséder un mot-clef purement générique on peut combiner un mot descriptif du secteur en question avec un autre mot-clef. Exemples: jobsympa.com, supervacances.com, topforme.com, creditrapide.com.
  • tirets: l'utilisation de tirets est un débat récurrent chez les webmasters. Néanmoins on évitera ceux-ci de préférence, surtout dans une optique de branding.
  • mémorable: contrairement à une croyance encore répandue la longueur (plus ou moins de 8 caractères) n'est pas un facteur critique. Un nom mémorable composé de deux mots pertinents est de loin préférable à un nom très court tel que dsfa4.com qui n'a aucune signification.
  • brandable: à défaut d'être descriptif un nom brandable judicieusement choisi peut permettre à une société de se différencier et se forger une identité propre.
  • sonorité et harmonie: un nom qui rime, qui est facile à prononcer et percutant aura un potentiel publicitaire d'autant plus important. Exemples: natureaventure.com, emploidirect.com.


En conclusion, ne vous découragez pas si vous vous reconnaissez dans ce qui a été dit plus haut. C'est parfaitement normal car nous faisons tous des erreurs (qui n'a jamais enregistré des noms médiocres ?) et il y a une courbe d'apprentissage dans le domaining.

Mais si vous n'apprenez pas par vos propres erreurs et celles des autres, vous n'aurez pas de succès et ne ferez pas carrière dans le domaining.

Ne prenez pas vos désirs pour la réalité, restez en phase avec le marché. Lisez dnjournal.com, fréquentez les forums. Observez ce qui se vend et restez à l'affût des bonnes affaires.

Répétons-le: ce n'est pas une filière pour gagner de l'argent facile rapidement. Il faut de la patience et de la persévérance. Mais le domaining offre des opportunités que l'on ne retrouve nulle part ailleurs, à vous de saisir votre chance.
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Dernière modification de kate, 13/04/2008 à 21h56 Raison: typo
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